Olivier Huet (admin) on mars 7th, 2012

Ayant récemment fait l’acquisition d’une tablette Android, je me suis décidé à tester DropBox pour avoir des fichiers synchronisés entre mes PC, mon portable et ma tablette.
Déçu par DropBox, j’ai alors testé d’autres softs plus ou moins équivalents.

Voici mon compte rendu, qui pourra certainement servir à d’autres :)

DropBox :

    De loin le plus connu.
    Propose 2Go en gratuit facilement extensibles à 3,75Go.

    Version Windows :
    L’appli est simplissime : elle crée un répertoire dans lequel vous déposez les fichiers à synchroniser.
    L’appli s’occupe en tâche de fond d’envoyer les fichiers sur le web, sans aucune intervention de votre part et elle le fait bien.
    Quand des fichiers sont déposé sur le web (depuis un autre PC), l’appli s’occupe aussi de les récupérer en tâche de fond sans intervention de votre part.
    Ca marche parfaitement bien.
    En faisant un click droit sur les fichiers en question on peut même récupérer les versions précédente, ce qui peut être pratique.

    Version Android :
    Là c’est beaucoup moins bien :(
    1) L’appli ne récupère pas automatiquement les fichiers. C’est une bonne idée parceque sur un téléphone on a pas forcément beaucoup d’espace de stockage et qu’il est donc préférable de choisir les fichiers qu’on souhaite récupérer. Sauf que c’est obligatoirement fichier par fichier ! On ne peut pas récupérer le contenu d’un dossier par exemple. Dans le cas d’une bibliothèque de MP3 ou d’un album photo, c’est donc pour le moins fastidieux (j’ai laissé tomber). De plus, sur une tablette j’aurais bien vu un fonctionnement similaire à la version PC (c’est à dire synchro en tâche de fond).
    L’idéal aurait donc été de laisser l’utilisateur choisir le mode de fonctionnement, et de pouvoir télécharger des dossiers (ou faire de la multi-sélection)
    2) Lorsqu’on veut visualiser une photo, l’appli renvoie une version allégée de la photo. C’est une bonne idée parceque sur un téléphone on a généralement un petit écran et un débit assez faible. Oui mais sur une tablette du coup la qualité de la photo est limité… Là encore, il aurait été bien que ceci soit paramétrable.
    Ce ne serait pas trop grave si on pouvait récupérer l’ensemble de l’album, mais comme dit plus haut on est obligé de télécharger les photos une par une…

    Conclusion :
    C’est pour moi inutilisable sur une tablette.
    Pour l’essayer, cliquez ici

hubiC :

    Proposé par OVH, donc Français et donc avec un bon débit en download.
    Surtout, c’est 25Go gratuit donc largement supérieur à ses concurrents

    Version Windows :
    L’application rajoute un lecteur dans le poste de travail.
    Ok, pourquoi pas.
    Sauf que la gestion du « cache » de ce lecteur est … étrange.
    Naviguer dans l’arborescence est lent … très lent même si le réseau est capricieux… Alors que la plupart des clients FTP mettent l’arborescence en cache, il semble que ce ne soit pas le cas ici.
    Autre problème, impossible de savoir où sont physiquement stockés les fichiers avant leur transfert ni de le paramétrer…
    Vraisemblablement sur le lecteur C: … Or, si comme moi vous n’avez pas beaucoup d’espace libre sur C: ça pose problème pour le transfert de gros fichiers.
    Personnellement je met toutes mes données sur une autre partition, et j’aurais donc souhaité que le « cache » de ce lecteur virtuel s’y trouve aussi… mais rien n’est configurable avec hubiC :(
    Il est également impossible de savoir si un fichier est synchronisé ou pas.
    L’application en elle même est vraiment minimaliste et il n’est par exemple pas possible de limiter la bande passante utilisée, comme c’est le cas pour tous les autres logiciels de ce comparatif.
    Autre point négatif : il n’y a pas de gestion de différentes versions du fichier…

    Version Mobile :
    Même si ce n’est pas super intuitif, ici on peut charger tous les fichiers en même temps et non pas un par un. Bon point par rapport au client Android de DropBox.

    Conclusion :
    Malheureusement vraiment pas convaincu par l’application Windows…
    Pour l’essayer, cliquez ici

ZumoDrive :

    1Go gratuit de base, mais il suffit de suivre le tutoriel pour le passer à 2Go.

    Version Windows :
    Beaucoup mieux que DropBox (je ne parle même pas de hubiC)
    L’appli crée un lecteur, comme hubiC, mais sans ses défauts :
    – on peut paramétrer l’espace de stockage du cache
    – on voit clairement quels fichiers sont synchronisés ou pas
    Mieux que ça, ZumoDrive permet aussi de synchroniser (« lier ») très facilement n’importe quel dossier en faisant simplement un click droit dessus !
    C’est épatant de simplicité et d’efficacité.
    La liste des dossiers « liés » est consultable et modifiable dans le lecteur virtuel et dans l’interface du logiciel. Un nuage apparait également sur l’icône du dossier et des fichiers contenus pour indiquer qu’ils sont synchronisés. Top.
    Seul petit point négatif, on ne peut malheureusement pas « lier » juste un fichier… c’est obligatoirement un répertoire.
    Mais pour un fichier unique on peut aussi faire click droit>Envoyer vers>Z : (ZumoDrive)
    Par contre je n’ai pas réussi à me créer un compte depuis la version Windows (bug ?) ni depuis le site web… il m’a fallut installer la version mobile pour pouvoir me créer un compte.
    Autre point négatif : il n’y a pas de gestion de différentes versions du fichier (ou si elle existe, je n’ai pas trouvé où ni comment l’utiliser)

    Version Mobile :
    Alors là ça va être vite vu : impossible de la faire marcher… :(
    Il ne voit aucun des fichiers que j’ai mis en ligne (qui sont pourtant bien accessibles depuis l’interface web)
    J’ai testé sur ma tablette et sur mon téléphone, rien à faire :’(
    Pire, ZumoDrive fournit des fichiers exemple… qui ne sont pas visibles non plus. Le logiciel affiche bien ces dossiers, et le nombre de fichiers exemples contenu dedans, mais quand on acède à ces dossier, rien… pas de fichier.

    Conclusion :
    Vraiment dommage que l’application mobile ne fonctionne pas… j’espère qu’il corrigeront ça rapidement.
    Pour l’essayer, cliquez ici

SugarSync :

    5Go gratuit dès le début, qu’on peut facilement augmenter jusqu’à 5,5Go au fur et à mesure qu’on utilise les fonctionnalité du logiciel.
    Sympa :)

    Version Windows :
    Pas de lecteur virtuel ici (personnellement je préfère)
    SugarSync dispose d’une « malette magique », qui n’est autre qu’un dossier synchronisé exactement comme DropBox.
    On ne peut malheureusement pas choisir l’emplacement de ce dossier (ni même son nom), il sera toujours dans le répertoire « mes documents » de l’utilisateur.
    Mais ce n’est pas très gênant : il suffit de ne pas l’utiliser ;-)
    SugarSync permet en effet de « lier » des dossiers existant exactement comme ZumoDrive… ce qui est à mon avis bien mieux.
    On peut ensuite gérer les dossiers liés dans l’interface de l’application.
    Petit point négatif : contrairement à ZumoDrive, il n’y a pas d’icône pour identifier les dossiers synchronisés.
    En revanche, gros point positif : on peut aussi partager un dossier avec d’autre personnes (qui devront cependant se créer un compte, gratuit, sur SugarSync) !
    On peut le faire également avec DropBox, mais pas avec les autres (ou du moins je n’ai pas trouvé comment)
    Ici c’est simplissime ! Un click droit, partager, et hop. On obtient une URL qu’on peut communiquer à qui l’ont veut. On peut même choisir de partager le répertoire en lecture seul ou en lecture écriture, et y mettre un mot de passe. Génial.
    Enfin, on peut également rendre un fichier public, c’est à dire accessible par tout le monde avec une simple URL. Là aussi, un simple click droit suffit. L’URL se trouve copiée dans le presse papier, il n’y a plus qu’à la coller dans votre logiciel de messagerie préféré. Génial.
    Enfin, SugarSync permet aussi de récupérer les différentes versions des fichiers, comme DropBox.
    Dernier point positif : j’apprécie de pouvoir modifier un certains nombre de préférences depuis l’applications, notamment

    Version Android :
    ENFIN !!! Enfin une application qui répond à mes besoin !!
    L’application peut être utilisée comme DropBox, c’est à dire que les fichiers peuvent rester stockés sur le cloud et uniquement téléchargés à la demande.
    Mais on peut aussi lui demander de synchroniser certains dossiers, à la façon de l’application Windows, pour avoir toujours les fichiers avec soit. Juste ce qu’il me fait pour ma tablette :-)
    Comme c’est paramétrable par application, je peux conserver le mode à la DropBox pour mon téléphone et le mode à la PC pour la tablette.
    On peut paramétrer cette synchronisation automatique pour qu’elle ne s’exécute pas lorsqu’on est en 3G avec itinérance (lorsqu’on part à l’étranger par exemple) ou bien la limiter au Wifi uniquement. On peut aussi la limiter aux seuls moment où l’appareil est branché à une source d’alimentation, pour économiser la batterie.
    Télécharger un dossier complet ou quelques fichiers est non seulement possible, mais simplissime : un appuie long sur le dossier ou le fichier fait apparaitre un menu contextuel qui permet entre autre de faire ça, mais également de le partager ou d’ajouter un raccourcis sur le bureau. Super.
    Si on souhaite visualiser une photo, tout comme DropBox c’est par défaut une version réduite qui est transmise. Mais contrairement à DropBox, on peut changer ça dans les paramètres :-)

    Conclusion :
    Que ce soit la version Windows ou la version Android, l’application peut effrayer au premier abord par le nombre de choses qu’elle propose.
    Mais je vous assure que ça vaut le coup de s’y pencher quelques minutes….
    Après ces quelques minutes de découvertes, ces applications sont vraiment géniales et répondent entièrement à mes besoins.
    Je regrette juste l’absence d’icône sur les dossiers synchronisés, comme le fait ZumoDrive, et qu’il n’existe pas de version pour Linux (mais il reste l’interface web)
    Pour l’essayer, cliquez ici

Au final, le grand gagnant de ce comparatif est pour moi SugarSync :-)

Je conserve les autres applications pour avoir de l’espace de stockage online supplémentaire en cas de besoin, mais SugarSync est la seule application que j’utilise vraiment, car la seule exploitable correctement sur ma tablette et la plus complète sur PC.

Olivier Huet (admin) on février 9th, 2012

Un de mes amis, passionné de photo et d’histoire, vient d’éditer un bouquin passionnant sur, je vous le donne en mille, l’histoire de la photo ! ;-)

Ou plutôt, l’histoire des appareils photographiques, mais l’un ne va pas sans l’autre.

L’ouvrage est disponible en version papier (pour l’instant uniquement sur TheBookEdition, très bientôt sur Amazon) et en version numérique (déjà sur Amazon et TheBookEdition, bientôt sur d’autres plateformes)

A noter que la version Kindle est non seulement la moins chère des différentes éditions, mais aussi particulièrement soignée !

Si tous les éditeurs pouvaient aussi bien soigner leur version Kindle (tant niveau présentation que prix) j’en serais ravis (faites passer le message… ;-) )

Vous pouvez en consulter un extrait gratuitement, et l’acheter s’il vous intéresse, ici : http://amzn.to/wDRPeX



A noter aussi que tous les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront reversés à l’association RUSh, qui édite entre autre le site http://plusaccessible.org visant à rendre l’informatique plus accessible à tous.

Vous faites donc une bonne action, en plus de vous faire plaisir, en achetant cet ouvrage :)

Que demander de plus ? ;-)

Edit: Pour avoir la liste des différentes éditions disponibles, rien de mieux que la page concernant ce livre sur le site du RUSh : http://plusaccessible.org/livres/histoire_appareils_photo.php#catalogue :)

Olivier Huet (admin) on janvier 17th, 2012

Si vous avez des lenteurs lorsque vous regardez des vidéos sur YouTube, essayez donc ce logiciel : byWifi chez Clubic
ou plus directement : byWifi chez GoogleCode

L’installation est simplissime (suivant, suivant, suivant…)

Puis relancez votre navigateur, retournez sur YouTube, et admirez la différence :-)

C’est environ 5 fois plus rapide :-)

Comment se fait-ce ?

Il faut savoir que les lenteurs avec YouTube sont dues à un bridage du débit par une société par laquelle les FAI sont obligés de passer pour accéder aux pays étrangers (je préfère ne pas la citer, mais ceux qui s’y connaissent savent de qui je parle :p )

En y regardant de plus près, on s’aperçoit que ce bridage de débit n’est pas « par adresse IP » mais « par connexion TCP ».
Par exemple, si vous chargez une vidéo, le fait d’en charger une autre à côté n’aura pas d’influence sur la vitesse de chargement de la première.

Et du coup, là, l’idée géniale : télécharger les vidéos en plusieurs morceaux, donc avec plusieurs connexions TCP, et réassembler les morceaux à la volée.

Si chaque connexion TCP est limitée a 50ko/s, en téléchargeant la vidéo par morceau grâce à 5 connexions on atteint fort logiquement 250ko/s :-)

C’est ce que fait ByWifi (contrairement à ce que laisse penser le nom, rien à voir avec du réseau Wifi) : lorsque vous demandez une vidéo, il intercepte la demande, lance 5 téléchargement en même temps, et renvoie au navigateur la vidéo reconstituée en temps réel.

Perso je viens juste de découvrir ce soft, complètement par hasard, et je pense qu’il mériterait vraiment d’être plus connu :-)

Le RS-900 de La Crosse TechnologyAujourd’hui je me décide enfin à vous parler de ce chargeur qui a pour moi été une véritable révolution.
Ca fait plusieurs mois que je l’ai acheté et je n’avais jusqu’ici pas pu prendre le temps de faire un article dessus.

Comme la plupart des gens, vous utilisez probablement des batteries rechargeables plutôt que des piles non rechargeables.

Mais vous avez peut être constaté qu’au fur et à mesure vos batteries durent de moins en moins longtemps… et il est toujours pénible de se retrouver avec des batteries qui ne tiennent plus…

Vous serez alors heureux d’apprendre qu’un chargeur intelligent permet d’une part d’éviter ça mais aussi de récupérer la capacité perdue (en grande partie) :-)

Tout d’abord il faut savoir qu’il y a plusieurs explications à cette baisse de capacité :
- L’usure
- L’effet mémoire

1) L’usure
Contre l’usure, on ne peut rien faire…. une fois qu’un accu est usé, on ne peut pas le restaurer.
On va donc tâcher au maximum d’éviter qu’il ne s’use.

Or, l’une des grande cause de l’usure c’est la surcharge : une fois qu’un accu est chargé, si vous continuez à le charger en le laissant sur votre chargeur « classique », l’accu va rapidement se détériorer… et comme il est absolument impossible de savoir combien de temps il faut le charger vu que ça dépend de sa charge restante que vous ne pouvez évaluer, on peut donc dire qu’avec un chargeur « classique » vous détériorerez systématiquement votre accu à chaque recharge… ce qui est un peu dommage ;-)
En plus de ça, les chargeurs « classiques » vous obligent à charger les accus par lot de 2, voire de 4… Ce qui est une aberration étant donné que chaque accu se charge/décharge suivant un rythme qui lui est propre… En chargeant les accus par lot on va donc systématiquement détériorer celui qui est déjà le plus mal en point, puisqu’il se chargera le plus vite et sera donc le plus rapidement en surcharge…
Bref, les chargeurs « classiques » sont bons marché mais sont une véritable catastrophes pour nos accus… et expliquent qu’ils durent relativement peu de temps et se détériorent rapidement.
Ca explique sans doute qu’ils soient souvent livré avec des accus ;-) Les vendeurs d’accus vous refourguent un chargeur pas cher qui va détériorer les dits accus vous obligeant à en acheter d’autre :-p

Les chargeurs « intelligents », au contraire, disposent de circuits électroniques qui vont détecter la fin de charge de l’accu et vont stopper la charge… mieux que ça, certains comme le RS-900 de La Crosse Technology vont continuer d’envoyer un courant à votre accu mais à très faible intensité, pour le maintenir prêt pour quand vous en aurez besoin :-) Quand vous prendrez votre accus, il n’aura pas été détérioré et sera chargé à son maximum.
Évidemment, ces circuits de charge intelligent fonctionnent accu par accu et non par lot. Si dans un lot d’accu l’un d’eux est plus faible, pas de soucis, le chargement sera interrompu pendant que le deuxième continuera à se charger.

Bref, un chargeur « intelligent » fait durer vos accus en évitant qu’ils se détériorent bêtement, contrairement à un chargeur « classique »

2) L’effet mémoire

Qu’est-ce que l’Effet mémoire ?

Pour faire simple, quand vous mettez à charger un accu qui n’est pas complètement déchargé, une partie de la charge qu’il avait alors ne sera plus disponible lorsque vous l’utiliserez… Du coup l’accu semble durer moins longtemps.

L’effet mémoire était particulièrement présent sur les accus de type Nickel-Cadmium (NiCd) et il fallait particulièrement veiller à ce que l’accu soit complètement déchargé avant de le mettre à charger.

J’étais persuadé que cet « effet mémoire » n’existait plus sur les accus plus récents, de type Nickel-Métal Hydrure (Ni-MH).

Et bien c’est faux. Les accus Ni-MH sont eux aussi sujet à l’effet mémoire. Dans une moindre mesure, mais tout de même (Seuls les accus Li-ion, qu’on trouve dans les ordinateurs portables ou pour les appareils photos, sont réellement insensibles à l’effet mémoire… les accus au plomb qu’on trouve dans les voitures le sont également, mais là on en parle plus de la même chose :-p )

Le chargeur « intelligent » permet justement de bien se rendre compte de ce fameux effet mémoire.
En effet, le RS-900 (par exemple) permet de mesurer la capacité réel de votre accu en effectuant une charge, puis une décharge complète en chronométrant le temps qu’elle prend (le chargeur va ensuite recharger votre accu pour qu’il soit prêt à l’utilisation).
Et là, vous vous apercevez très vite qu’au bout de quelques utilisations la capacité de votre accu a fortement diminuée… (je constate régulièrement des capacité inférieures à 1000 mAh pour des accus annoncés à 2700m Ah)

Heureusement, contrairement à l’usure, l’effet mémoire est réversible :-)

Il suffit en effet de décharger intégralement l’accu, puis le recharger, pour récupérer une partie de la capacité disparue…

Les chargeurs intelligents comme le RS-900 disposent d’un mode « refresh » qui va décharger/puis recharger l’accu un certain nombre de fois… jusqu’à ce que le cycle n’améliore plus sa capacité.
Avec un tel programme, vous pouvez récupérer 100% de la capacité perdue par effet mémoire :-)
(Par contre il ne faut pas être pressé… certains ne mes accus ont pris plus de 48h pour être restaurés… il faut dire que les chargeurs « classiques » les avaient mis en piteux état :p )

Personnellement j’ai ainsi pu « rafraichir » des accus vieux de plus d’une dizaine d’année :-p Qui ont donc repris du service ;-)

3) Autres avantages du chargeur intelligent

En plus d’augmenter la durée de vie de vos batteries, en empêchant qu’elle se déteriore, et de pouvoir les « rafraichir » pour récupérer leur capacité originale (ou presque), un chargeur intelligent permet aussi :

- d’afficher le voltage courant de vos accus, de façon à voir où ils en sont de la charge/décharge (et décider par exemple de ne pas attendre la fin de la charge si vous en avez besoin rapidement)
- de ne plus vous embêter à calculer à quelle heure vous devrez retirer les batteries du chargeur (vous les mettez et c’est tout. Le chargeur s’occupe de tout. Vous les retirerez quand vous en aurez besoin :p )
- de tester vos vieux accus et de les « rafraichir » pour qu’ils puissent reprendre du service
- de ne plus devoir gérer des « lots » d’accus… vous pouvez charger n’importe quel accu avec n’importe quel autre accu… les circuits sont indépendants.
- une sécurité non négligeable ; si vous oubliez plusieurs jours vos accus, non seulement le chargeur détecte la fin de charge et évite donc que l’accu surchauffe en cas de surcharge, risquant de provoquer un incendie, mais en plus il va détecter une augmentation anormale de température et se couper automatiquement (pour le cas où la détection de fin de charge n’aurait pas fonctionné)

Conclusion

Personnellement je ne conçois plus charger mes batteries sur un autre chargeur.

D’ailleurs c’est bien simple, je suis tellement content de mon RS-900 que j’en ai acheté un deuxième pour pouvoir recharger/rafraichir 8 batteries à la fois :-p

Plus exactement il semble que « La Crosse Technology » soit devenu « Technoline » et le « RS-900 » rebaptisé en « BC-900 » (mais il reste au même prix et avec exactement les mêmes caractéristiques)

Il existe aussi une version moins chère (39,70€ au lieu de 59,90€), le « BC-700 » qui reprend les mêmes caractéristiques sauf que le courant de charge maximal (réglable) est de 700mAh contre 1800mAh pour son grand frère, et il est également livré sans sacoche ni accus avec adaptateur comme son grand frère.
Personnellement je trouve que 700mAh c’est déjà suffisant ; plus on charge rapidement un accu, plus vite il se décharge également. J’ai donc pris l’habitude de les charger avec le courant minimum (200mAh) ; par contre la sacoche et les batteries sont appréciables et valent bien les 20€ de plus à mon avis (d’autant que les 4 batteries fournies sont de très bonne qualité ; personnellement j’ai reçu des 2600mAh qui font réellement 2600mAh contrairement aux 2700mAh que j’avais acheté qui n’en font en réalité que 2500)

La différence de prix entre ce chargeur intelligent et un chargeur bas de gamme qui détruit les accus est amplement justifiée, et sera très vite amortie par une meilleure durée de vie de vos accus, et la capacité de recycler les plus vieux :-)

Les fichiers vidéos du 7D, ainsi que ceux du 5D Mark II et du 550D, sont de très bonne qualité mais hélas dans un format peu reconnu par les logiciels grand public.

Pour les professionnels et/ou les plus fortunés, il existe d’excellents logiciels de traitement vidéo qui prennent en charge ce format (comme Adobe Premiere, pour ne citer qu’un exemple)

Mais pour les amateurs et/ou les moins fortunés, il faut faire autrement.

Voici comment, pour ma part, je traite mes vidéos gratuitement.

Tout d’abord je commence par convertir la vidéo du format .mov au format .avi grâce à MGEP Streamclip

Voici une petite procédure pour convertir vos vidéos avec ce logiciel :
- Ouvrir MPEG Streamclip
- Aller dans le menu List > Batch List
- Cliquer sur « Add Files » et sélectionner les fichiers à convertir
- Choisir « Export to AVI », ne rien cocher et valider par « Ok »
- Choisir l’emplacement et valider par « Ok »
et… c’est là que ça se complique.
Voici les meilleurs paramètres que j’ai trouvé pour mon utilisation :

Compression : Animation JPEG A Apple
Frame Size : Other : 960×544 (c’est une taille largement suffisant pour moi pour l’instant)
Better Downscaling
Interlaced Scaling
(Personnellement j’ai enregistré ce paramétrage dans mes preset, de façon à pouvoir les rappeler facilement ; cliquez sur Preset, puis New, validez par Yes, saisissez un nom et validez par Ok puis Load ou Cancel (peu importe) ; la prochaine fois il vous suffira de cliquer sur Preset, de sélectionner votre preset s’il ne l’est pas déjà, et de cliquer sur Load)
– Cliquer ensuite simplement sur « To Batch » et c’est parti pour la conversion.
Le logiciel permet de traiter plusieurs vidéo en parallèle, via une petite liste déroulante dans la liste des vidéos en cours de traitement. Si vous avez un processeur récent vous pouvez vous permettre d’en traiter 2, 4 voire 8 simultanément. Faites des essais.

Les nouvelles vidéos obtenues sont maintenant utilisables avec la quasi totalité des logiciels d’édition vidéos gratuits.
En particulier avec le célèbre Windows Movie Maker fourni avec Windows.

Windows Movie Maker est un petit logiciel sans prétention, mais qui permet de faire un peu de montage, des enchainements, modifier la bande son, et faire quelques petits effets de façon relativement intuitive.

Par contre, pour améliorer une vidéo (par exemple augmenter la luminosité, le contraste, corriger la balance des blancs, …) il ne sait pas faire.

Pour cela j’utilise VirtualDub.

C’est un logiciel assez puissant mais malheureusement beaucoup moins intuitif que Windows Movie Maker… il fera l’objet d’un autre post sur ce blog :-p

Olivier Huet (admin) on janvier 3rd, 2011

Le père Noël a été généreux cette année et m’a apporté 2 nouveaux disques dur :)

Problème, lors du branchement, il me manquait une nappe d’alimentation SATA.

Je vais donc sur Internet, sur la boutique où je fais habituellement mes achats informatiques.

J’y trouve la fameuse nappe pour 4,10 €… auxquels il faut rajouter 4,50 € de frais de port.

Bilan, presque 8,60 € et plusieurs jours d’attente…

C’est alors qu’est revenu à moi le souvenir d’une petite boutique d’informatique à 2 rues de chez moi.
Ils n’ont pas toujours tout ce que je veux, et c’est principalement pour ça que j’ai pris l’habitude d’acheter mon matériel sur Internet.

J’y fais un saut.

Accueil très sympathique, comme chaque fois que j’y vais.
La nappe d’alim ici ne coûte que 2€ (Comme quoi sur Internet c’est pas toujours moins cher)
Tant qu’à y être j’ai aussi acheté une nappe SATA supplémentaire pour 2,50€ (j’ai ensuite retrouvé la même pour 4,50€ sur la boutique sur internet)

En même temps que moi il y avait un monsieur relativement âgé qui avait des difficultés à se déplacer.
L’une des personnes de la boutique l’a aidé à se déplacer et a été mettre ses achats dans sa voiture.
Ce n’est pas grand chose, mais c’est une mentalité que j’apprécie.

Bilan, prix divisé par deux, pas de frais de port, 15 minutes montre en main et j’étais de retour chez moi, et en plus le plaisir de rencontrer des personnes aimables à qui on est heureux de donner son argent.

Je fais rarement de la pub gratuite, mais si vous avez un achat informatique à faire sur Auch, n’hésitez pas à allez voir Apexi Informatique, place de l’ancien Foirail.

Où que vous habitiez, prenez le temps de regarder si vous n’avez pas ce genre de petite boutique près de chez vous… Internet n’est pas toujours la meilleure solution ;-)

Olivier Huet (admin) on juillet 28th, 2010

S’il est un domaine délicat et pourtant primordial concernant la photo, c’est bien celui du droit…

Délicat surtout parcequ’il est très difficile d’obtenir des informations fiables à ce sujet.

Qu’a-t-on le droit de photographier ou pas ?
Où a-t-on le droit de faire des photos ? Dans quelles conditions ?
Et mes photos, comment les protéger ?

Par exemple, savez vous que vous avez tout à fait le droit de photographier la tour Eiffel de jour…. mais pas de nuit ?
Plus exactement vous avez le droit de la photographier de nuit pour votre usage personnel, mais pas de publier cette image.

La cause en est que la tour Eiffel est libre de droit à l’image…mais pas son éclairage.
Si vous souhaitez utiliser cette image sur votre site perso, il vous faudra d’abord demander une autorisation écrite à la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE)
Si vous souhaitez faire commerce de cette image (par exemple sous forme de carte postale ou de poster), l’accord de la SETE ne se fera qu’avec une contrepartie financière…

Savez vous également que si une personne apparait sur une de vos photos prise lors d’un évènement privé elle peut s’opposer à ce que vous diffusiez cette photo mais pas si la photo a été prise lors d’un évènement publique ? (à condition que la personne ne soit pas le sujet principal de la photo et que la photo et le contexte de sa diffusion ne lui porte pas atteinte)

Ne pas savoir ce qu’on a ou non le droit de photographier a 2 conséquences fâcheuses :
- vous risquez de vous attirer des problème si ce que vous avez fait est illégal
- vous risquez de louper des photos si vous ne saviez pas que c’était autorisé

Au delà de ça, le droit à l’image peut aussi vous permettre de protéger vos propres images… et d’en gagner un peu d’argent… Mais encore faut-il savoir comment les protéger et faire valoir vos droits…

Bref, pas simple tout cela…

Comme je le disais au début, jusqu’à présent le plus dur était de trouver toutes ces informations. On trouve souvent tout et son contraire sur le web, et il faut éplucher des dizaines (voire des centaines) de site pour commencer à se faire une vague idée. Les textes de lois sont, eux, particulièrement obscures et les livres que j’ai pu consulter jusqu’à présent n’étaient pas beaucoup mieux…

Heureusement, c’est maintenant du passé ! :-)

Un ami vient justement de me recommander ce bouquin qui vient de sortir, édité par Eyrolles :


(cliquez sur l’image pour la description du livre chez Amazon)

Au sommaire :

  • Créer et protéger des images
  • Qui détient des droits sur les images ?
  • Reproduire et représenter des images
  • Respecter le droit moral
  • Gérer les autorisations et les cessions de droits
  • Négocier et conclure un contrat
  • Commander des illustrations
  • Modèle de contrat d’édition
  • Modèle de contrat de reportage photographique
  • Le droit à l’image
  •  

    Un livre indispensable autant à l’amateur qu’au professionnel dès l’instant où vous publiez vos photos sur le web (ou ailleurs).

     

    Olivier Huet (admin) on juillet 15th, 2010

    Aujourd’hui l’un de nos clients était infecté par le virus « Security Tool », qui simule un outil de sécurité pour récupérer les numéros de carte bleue.

    Ne pouvant accéder au mode sans échec (vu que j’intervenais à distance), j’ai passé près de 2h à trouver une solution qui fonctionne directement.

    Je vous la livre ici pour si vous êtes confronté au même problème.

    1) Cliquez sur le lien suivant : iexplore

    Si votre navigateur vous permet d’exécuter le programme directement, faites le.

    Sinon, enregistrez le sur le bureau puis cliquez sur « Démarrer », « Exécuter », et saisissez « %UserProfile%\Bureau\iexplore.exe » (AVEC les guillemets)

    nb: il est important que ce fichier s’appelle iexplore.exe pour que « Security Tool » ne bloque pas son exécution. En réalité il s’agit de « KillProcess », un outil qui va nous permettre de tuer le virus.

    2) Normalement vous avez maintenant une fenêtre « KillProcess » qui vous liste les processus en cours, triés par ordre alphabétique. Le premier processus doit contenir une série de chiffre (si ce n’est pas le cas, cherchez un processus dont le nom contient une série de chiffre). Sélectionnez le puis cliquez sur « Terminal »

    3) A partir de là Security Tool ne doit plus bloquer l’exécution d’autres applications, on va en profiter pour exécuter « RKill » grâce au lien suivant : RKill

    RKill va terminer automatiquement tous les processus susceptible d’être des virus (puis va se terminer lui même)

    NOTE: Si vous voyez réapparaitre Security Tool juste après l’exécution de RKill c’est que vous avez une variante de Security Tool qui intercepte l’ouverture des fichiers texte pour se réactiver.
    Dans ce cas recommencez la procédure sans lancer RKill et terminez un maximum de processus avec KillProcess.

    4) Une fois que RKill a fini son travail, nous allons enfin pouvoir exécuter un outil de nettoyage.

    Je vous préconise Malwarebyte’s Anti-Malware. Il vous faudra l’installer, puis cliquer sur « Rechercher ». Une fois la recherche terminée, cliquez sur le bouton « Ok » de la fenêtre qui s’affiche puis cliquez sur « Afficher les résultats » et enfin « Supprimer la sélection » (si vous êtes perdu, vous pouvez regarder ce tutoriel : Tutoriel MalwareBytes AntiMalware ) Une fois la suppression terminée, vous pouvez fermer l’application.

    5) Nous allons terminer le nettoyage par l’exécution de ComboFix : ComboFix

    L’utilisation de ComboFix est normalement assez simple… il suffit en gros de répondre Ok (tout est automatique). Néanmoins si vous êtes perdu, voici un tutoriel : Tutoriel ComboFix

    Normalement, à l’issue du nettoyage par ComboFix vous ne devriez plus avoir ce virus, ni ceux installés avec :)


    Olivier Huet (admin) on juillet 10th, 2010

    J’ai été surpris récemment de constater que certains amis photographes utilisaient encore systématiquement le JPEG, ignorant tout du RAW…

    Les réponses les plus courantes lorsque je leur demande pourquoi sont :
    - « parceque je ne sais pas ce que c’est »
    - « parceque c’est trop gros »
    - « parceque c’est long à traiter »
    - « parcequ’il y a plus de bruit sur le RAW que sur le JPEG » (!) (on verra plus loin que c’est pourtant l’inverse ;-) )
    - « parcequ’on ne peut pas le lire partout »

    Je connais même un photographe de talent (et qui possède un matériel à en faire rêver plus d’un) qui se désole d’avoir pris par erreur quelques photos en RAW… pour lui elles sont inexploitables ;-)

    Personnellement je fais quasiment toutes mes photos en RAW, et je vais vous expliquer pourquoi.

    Commençons d’abord par expliquer ce qu’est le RAW et ce qu’est le JPEG (ceux qui maîtrisent le sujet peuvent passer au chapitre suivant :-p )

    Mon article s’adressant à ces photographes peu experts en technique, les puristes me pardonneront les simplifications qui vont suivre, mais qui sont nécessaires pour une bonne compréhension par monsieur tout-le-monde.

    I) Qu’est-ce que le RAW ? Qu’est-ce que le JPEG ?

    Pour faire simple, le RAW c’est les données brutes renvoyées par le capteur de votre appareil photo.

    Si vous faites du JPEG, votre appareil photo va traiter ces données brutes pour produire une image qu’il enregistrera ensuite sur la carte mémoire au format JPG.

    Si vous faites du RAW, l’appareil va simplement stocker ces données brute dans un fichier « RAW » en y rajoutant éventuellement quelques informations comme des données EXIF et une miniature au format JPG de l’image correspondante. Charge à vous, ensuite, de convertir ce fichier RAW en fichier JPG sur votre ordinateur.

    Chez Canon, ces fichiers ont l’extension .CR2 ; chez Nikon c’est .NEF ; chez Minolta c’était des .MRW ; chez Sony c’est ARW ; chez Pentax c’est PEF ;  … ; certains appareils permettent aussi de sauvegarder au format .DNG.

    II) Mais quel est l’intérêt du RAW ?

    Le premier intérêt qui vient (à tort) à l’esprit du néophyte, c’est que le fichier RAW ne subit pas la compression destructrice du JPEG. En effet, la compression JPEG dégrade l’image  de façon plus ou moins perceptible suivant le niveau de compression.

    Pourtant, c’est très loin d’être l’intérêt principal du RAW… d’autant qu’aujourd’hui les appareils photos sont capables de générer des JPEG très peu dégradés, voire pas du tout.

    Le deuxième intérêt qui vient ensuite (parfois) à l’esprit de notre néophyte, et qui est beaucoup plus valable ce coup ci, c’est qu’on va pouvoir régler les paramètres de développement sur l’ordinateur plutôt que sur l’appareil photo.

    Par exemple, alors que sur l’appareil photo on va généralement se contenter d’une balance des blanc approximative, sur l’ordinateur on va pouvoir la régler beaucoup plus finement. De la même façon on va pouvoir choisir d’autre paramètres tels que la saturation des couleurs de façon beaucoup plus souple.

    Vous allez me dire que tout cela vous pouvez aussi le faire avec du JPG… et je vous répondrais que oui, mais avec une bien moindre qualité… ne serait-ce que parceque l’appareil a déjà apporté des corrections aux données RAW pour produire le JPG… vous allez donc apporter des corrections à une image déjà corrigée.

    Si vous vous êtes un jour amusé à copier une copie d’une cassette audio, vous vous êtes sans doute apperçu que la qualité de la copie de la copie était bien moins bonne que la copie et encore moins bonne que l’originale. C’est pareil ici. A chaque traitement on perd des informations. Si par exemple l’appareil avait fortement diminué le rouge et que vous le réaugmentez, vous ne l’augmenterez qu’en vous basant sur des données tronquées par l’appareil.

    En passant par le RAW on évite donc le premier traitement de l’appareil photo et on peut appliquer nos paramètres avec plus de souplesse.

    Mais c’est loin d’être le seul facteur qui va faire que l’image générée à partir du RAW sera potentiellement bien meilleure.

    Pour comprendre le véritable intérêt du RAW, il faut d’abord comprendre que ce que renvoie notre capteur, et donc qu’on retrouve dans le RAW, n’est pas une image au sens ou nous l’entendons habituellement, mais des données qui vont permettre de constituer une image ! (ça vous en bouche un coin hein ?)

    En effet, par abus de langage on dit que nos capteur comportent x millions de pixels. En réalité, les capteurs ne sont pas constitués de pixels mais de « points » (appelés photosites) sensibles soit au rouge, soit au vert, soit au bleu (grâce à un filtre différent sur chacun d’eux).

    Ces « photosites », donc, sont placés sous forme de matrice ; généralement une matrice de bayer comme celle ci :

    Pour recomposer un pixel, on va donc combiner plusieurs photosites adjacents, ce qui va nous donner les composantes RVB (rouge-vert-bleu) de notre pixel. On appelle cette opération le « dématriçage » (on convertit une matrice en une image)

    Or, ce dématriçage peut vous sembler simple mais en réalité il ne l’est pas du tout… ou plus exactement, les algorithmes de dématriçage se sont complexifiés en se perfectionnant au fil du temps.

    Aujourd’hui, un bon dématriceur comme DXO par exemple va tenir compte, pour déterminer les composantes RVB d’un pixel, non seulement des photosites immédiatement adjacents mais également des photosites plus éloignés… il va en quelque sorte analyser la structure de l’image pour optimiser son rendu. Il y a un très bon exemple sur le site de DXO ici.

    Ce qu’il est important de comprendre c’est qu’en fonction de la qualité du dématriceur utilisé, l’image va restituer plus ou moins de détails et de façon plus ou moins correcte.

    Le RAW permet donc de s’affranchir du dématriceur de l’appareil photo pour en utiliser un plus performant (comme DXO).

    C’est d’autant plus intéressant que comme les dématriceurs évolue au fil du temps, en utilisant un logiciel externe vous profitez des dernières améliorations en la matière même en conservant un « vieil » appareil photo.

    Mais il y a encore bien plus intéressant.

    Il faut savoir que ces fameux photosites renvoient en fait leurs informations de luminosité sur 12 ou 14 bits (suivant les appareils)… Ca signifie que les valeurs rouge/vert/bleus sont donc codées sur 12 ou 14 bits.

    Or, pour information, en JPEG les valeurs RVB sont au mieux sur 8 bits chacune (24 bits par pixel).

    On gagne donc entre 4 et 6 bits de précisions par composante, soit entre 12 et 18 bits par pixel pour en coder la couleur et la luminosité.

    Vous allez me dire que de toute façon l’œil humain n’est pas capable de distinguer de telles nuances et que donc ces bits en plus sont tout à fait inutiles.

    Certes, sur une image finie ce n’est pas utile. Mais sur une image sur laquelle vous allez travailler, ça l’est ! Et c’est même terriblement intéressant !

    Par exemple si vous souhaitez déboucher les ombres ou récupérer des détails dans les hautes lumières.

    En JPEG, un « blanc cramé » dans les hautes lumières aura des valeurs de luminosité de 255 ou 254… Le 254 du JPEG équivaut en RAW 12 bits à 4079. ; 255 équivaut a 4095.

    Là où en JPG on a qu’un seul niveau(255-254), en RAW 12 bits on en a 16 (4095-4079). Un blanc uni tel que vous le voyez en JPG peut donc, en RAW, être en fait une nuance de 16 niveau de luminosité… de quoi récupérer des détails !

    En guise de démonstration, prenons cette photo (cliquez sur les images pour les avoir en grand) :

    Voici un crop de la zone central qu’on peut voire « cramée » :

    Si j’essaie de retravailler la photo en JPG, en diminuant la luminosité, voici ce que je peux obtenir :

    On voit bien que l’image est cramée…je n’arriverai pas à récupérer le texte dans cette zone… la diminution de luminosité fait même apparaitre des couleurs étranges (principalement du jaune)

    Voici maintenant la même chose en RAW :

    Grâce au RAW j’ai pu récupérer bien plus de détails dans cette zone cramée. Le texte est entièrement lisible. Je n’ai pas (ou beaucoup moins) de couleurs étranges provoquées par la diminution de luminosité sur le JPG.

    C’est là tout l’intérêt d’avoir des bits supplémentaires grâce au RAW.

    Maintenant que je vous ai expliqué que le RAW permettait d’avoir une image sans compression, vierge de tout traitement, dématriçable avec des logiciels performants, et contenant plus d’informations que le JPG… vous vous doutez qu’au niveau de la réduction du bruit, le RAW excelle :-)

    Les appareilles photos incluent déjà un réducteur de bruit qu’ils utilisent lorsqu’ils génèrent du JPG (à moins que vous l’ayez désactivé) Mais ce réducteur de bruit d’une part ne peut exploiter que les ressources limitées de l’appareil photo (comparativement à un PC ou un Mac récent) et d’autre part est figé … il ne sera pas amélioré. Or, comme je l’indiquais lors de mon test de Lightroom 3, les algorithmes de réduction du bruit évoluent énormément !

    Avec un appareil récent (moins d’un an), les réducteurs de bruits comme Lightroom3 ou DXO font déjà mieux. Avec un appareil plus ancien la différence devient vraiment énorme.

    Voici par exemple un crop zoomé d’un JPG obtenu par le 40D à 3200 ISO (lors de mon test comparatifs de différents reflex Canon)

    Voici maintenant la même chose mais en partant du RAW, avec le réducteur de bruit de Lightroom 3

    Vous allez me dire, mais ces réducteurs de bruit sur PC/Mac peuvent aussi être utilisés sur des fichiers JPG. C’est vrai, mais avec de nettement moins bons résultats !

    En JPG, le réducteur de bruit va tenter de détecter des points ayant une couleur ou une intensité anormale pour les corriger. En RAW, non seulement on va pouvoir travailler sur plus de bits, mais en plus ce travaille pourra être fait au niveau du dématriçage, lors de l’analyse de l’image qui va permettre de déterminer la couleur et la luminosité de chaque pixel.

    Voici à titre d’exemple le JPG de mon 40D (dont il avait donc déjà tenté de réduire le bruit) passé sous Lightroom 3 :

    C’est certes mieux que le JPG sorti par l’appareil, mais ça ne vaut tout de même pas le RAW… L’image est moins nette, d’une part parceque l’appareil l’a déjà lissée lorsqu’il a généré le JPG, mais en plus parceque la réduction de bruit s’effectue au niveau du pixel et non du photosite.

    Tout comme pour le dématriçage, le fait d’utiliser un logiciel externe à l’appareil permet aussi de profiter des dernières évolutions tout en conservant un appareil ancien (ici avec le 40D c’est flagrant).
    J’ai récemment pu retraiter sous Lightroom3 des photos que j’avais prises il y a maintenant 3 ans et qui était inexploitables parceque trop bruitées… Si j’avais pris mes photos en JPG j’aurais été très limité…

    En résumé, pour moi les intérêts du RAW sont :
    - une bien meilleure dynamique, permettant de rattraper des lumières un peu cramées et des ombres trop profondes
    - la possibilité d’utiliser des traitements poussés sur ordinateur, notamment pour la réduction de bruit tout en les contrôlant avec plus de précisions (ce qui permet aussi de ne pas se prendre la tête avec un certains nombre de paramètre comme la balance des blancs lors de la prise de vue, et de se concentrer sur autre chose ;-) )
    - la possibilité d’utiliser les dernières technologies, y compris pour des photos faites il y a plusieurs années

    III) Et les inconvénients ?

    Oui, le RAW a tout de même quelques inconvénients.

    1) Tout d’abord effectivement il est bien plus gros qu’un fichier JPG.

    Ca signifie que sur une même carte mémoire, on peut mettre bien moins de photos en RAW que de photos en JPG, mais vu les prix des cartes mémoires aujourd’hui ce n’est finalement pas si gênant.

    Ca signifie aussi que si vous faites des photos en rafales le buffer sera bien plus vite plein… vous pourrez donc faire moins de photos sur une même rafale. Là aussi ce n’est plus trop gênant aujourd’hui parceque les appareils intègrent maintenant des buffers assez conséquents pour pouvoir faire suffisamment de photo en rafale en RAW.

    Ca signifie aussi qu’il vous faudra plus de place pour stocker ces photos sur votre disque dur. Encore une fois c’est à relativiser vu les prix des disques durs aujourd’hui (1To pour environ 66€ et 2To pour à peine plus de 100€)

    2) Même s’il est aujourd’hui très rapide de traiter les fichiers RAW avec des logiciels comme Lightroom, vous n’avez pas une photo prête tout de suite et distribuable immédiatement, comme c’est le cas avec le JPG.

    3) Enfin, le plus gros inconvénient est peut être que le RAW est un format propriétaire, spécifique à chaque appareil, alors que le JPG est un format standard compris par tout le monde. Ca signifie que rien de garantie que dans 50 ans il existera toujours des logiciels permettant d’ouvrir vos fichiers RAW et de les retravailler. Conscients du problème, Adobe ont développé un format de RAW « standard », le DNG (Digital NeGatif ; le RAW étant un peu au JPG ce que le négatif et à la photo développée)

    L’autre solution, c’est simplement d’exporter en JPG (après traitement donc), vos meilleurs photos RAW :-) Même si les RAW ne sont plus lisibles dans 50 ans, les JPG que vous en aurait extraits le seront toujours.

    IV) Quand utiliser le RAW ? Quand utiliser le JPG  ?

    Personnellement par défaut je suis en RAW.

    Mais il m’arrive d’être en JPG dans les cas suivants :

    - si je veux pouvoir donner mes images tout de suite (par exemple lors de photographies de manifestations où vous n’avez pas le temps de rentrer chez vous et qu’il vous faut donner les photos le plus rapidement possible) A noter qu’il est également possible dans ce cas de faire du RAW+JPG. On a ainsi une image JPG a donner tout de suite et on peut retravailler ses RAW plus tard tranquillement pour sois.

    - si vraiment je suis à court de carte mémoire (ça m’est arrivé une fois)

    - si j’ai besoin de faire de très longues rafales (mais c’est très rare)

    Si vous choisissez d’être par défaut en JPG, je vous conseille de passer en RAW au moins dans les cas suivants :

    - lorsqu’il y a de forts contrastes (le RAW vous permettra de rattraper d’un côté et de l’autre)

    - lorsque la lumière est changeante et qu’il est donc impossible de se fier à une balance des blanc (cas des concerts par exemple)

    - dans des conditions de faibles luminosités, particulièrement où vous êtes obligés de monter en sensibilités (pour profiter d’une meilleure réduction du bruit)

    - lorsque vous prévoyiez de retravailler l’image sur ordinateur, parceque vous savez qu’elle rendra mieux avec tel ou tel effet, telles ou telles couleurs, …  (le JPG se prête beaucoup moins à ce genre de chose)

    - lorsque les photos sont particulièrement importantes et que vous voulez minimiser les risques de les louper (par exemple un mariage) (Vous pourrez sélectionner/modifier la balance des blanc sur l’ordinateur, mais aussi vous pourrez récupérer les éventuelles sous-exposition et sur-expositions)

    J’espère que cet article, quoiqu’un peu long, vous aura permis de mieux comprendre ce qu’était le RAW et ses intérets et que vous choisirez désormais entre le RAW et le JPG en connaissance de cause et non pas par « peur » du format RAW ;-)

    Olivier Huet (admin) on juin 14th, 2010

    Lightroom 3Lightroom 3 est sorti il y a quelques jours (le 8 juin).

    Pour remercier ses bêta testeurs, Adobe font 15% de réduction si on l’achète d’ici le 18 juin… ce qui fait 256,10€ au lieu de 301.29€.

    Pour cela il suffit de l’acheter sur le site d’adobe et d’indiquer le coupon de réduction « Lightroom3 » comme code promotionnel.

    Attention, il ne reste plus que quelques jours.

    Personnellement je viens de l’acheter :-)
    Je voulais déjà l’acheter à 300€, alors à 250€… :-)

    J’avais déjà signalé l’énorme amélioration du réducteur de bruit (cf mon test de la bêta 2) mais Lightroom 3 apporte aussi de nombreuses nouveautés et améliorations, donc quelques unes sont résumées ici.

    PS : non je ne suis pas payé par Adobe, et je ne gagne absolument rien à ce que vous l’achetiez ;-)